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Café des Chats à Bastille

 

L’ouverture du Café des Chats à Paris avait fait le buzz en 2012 à Paris. Mais le coup d’éclat médiatique n’était-il qu’un feu de paille ? L’établissement, son mobiliser et sa trentaine de chats sont désormais mis en vente par leur propriétaire qui dit ne plus pouvoir s’en occuper. Explications.

Il y a trois ans, la création du Café des Chats dans le quartier du Marais, à Paris, avait fait couler beaucoup d’encre et généré des articles dans le monde entier. Face à l’immense succès rencontré par l’endroit, un second Café des Chats avait ouvert ses portes près de la place de la Bastille. A eux deux, les établissements jumeaux hébergent actuellement une trentaine de chats, « tous issus de la protection animale » et « bien dans leurs pattounes » selon Margaux Gandelon, la porteuse du projet.

« Mes priorités changent »

Mais c’est avec surprise que les habitués des restaurants félins ont appris il y a quelques heures leur mise en vente. « Je souhaite passer à autre chose dans ma vie, déjà parce que c’est un travail chronophage et exigeant, ensuite parce qu’il va falloir un profil moins créatif et plus business pour gérer ces cafés (…) mes priorités changent et vont bientôt s’orienter sur ma famille », indique en effet Madame Gandelon dans un communiqué, dans lequel elle précise qu’elle souhaite que ses deux établissements soient « repris ensemble » par des repreneurs dignes de « confiance quant au traitement des chats ».

Sur les réseaux sociaux, des commentaires laissés par la fondatrice des Cafés laissent à penser que la mise au monde d’un enfant est à l’origine de son désir d’abandon de son entreprise. « Il faut une grande énergie pour gérer tout cela et je l’ai fait pendant 3 ans déjà, et je ne me vois pas le faire du tout avec mes (futurs) enfants en bas âge », indique-t-elle notamment.

Un « prétendu amour des chats » ?

L’annonce de la mise en vente des Cafés des Chats, de leur mobilier et de leurs occupants attire déjà son lot de critiques. De nombreux internautes pointent du doigt un manque de « rigueur » et de « sérieux » ; mais aussi « l’abandon » des animaux dont « la longévité pouvant aller jusqu’à 20 ans aurait due être mieux prise en compte ». « Votre prétendu amour des chats n’aura pas tenu plus longtemps que celui de n’importe quel abandonneur qui justifie le largage de son animal par le  l’envie de changer d’existence », s’agace ainsi Véronique sur la page Facebook du Café. « C’est étonnant de ne vous rendre compte que maintenant que ce projet n’est pas compatible avec vos envies personnelles. Vous vendez ces chats avec les locaux comme si c’était de simples objets de décoration, pas cool », tempète une autre internaute.

De son côté, Margaux Gandelon se défend de tout abandon et propose une « passation de 3 à 6 mois pour transmettre en douceur toutes les informations utiles au fonctionnement des Cafés et au bonheur des chats » au futur acquéreur. « Rien ne change pour ma chienne, mon poney à la retraite que j’ai eu quand je n’avais que 8 ans, et les 4 chats de ma maman ! », ajoute-t-elle encore, se disant prête à consacrer plusieurs mois à la recherche d’un nouveau propriétaire.

Crédit photo : Le Café des Chats Bastille